La première fois que j’ai entendu parler de Bora, je ne savais même pas où ça se trouvait.
Nous cherchions où partir en vacances avec ma copine de l’époque et nous sommes allés à l’agence du Club Med chercher quelques infos.
Dans leur magazine je suis tombé sur Bora-Bora et les photos donnaient envie mais les tarifs hors de mes moyens m’ont rapidement fait changer d’avis.
C’était il y a environ deux ans et je me souviens m’être dit que le meilleur moyen, serait d’aller y travailler.
L’idée est restée en suspend jusqu’à il y a quelques mois lorsque que je suis tombé sur une annonce de recrutement du St Régis.
C’est l’histoire d’un mec de Strasbourg qui décide de partir travailler à Bora-Bora.
Sept repas, quatre films et 18700 kms plus tard, J’y suis !
Une des îles Sous-le-Vent magnifique perdue au milieu du Pacifique…
Je suis donc arrivé le samedi 18 octobre, après un long voyage d’une quarantaine d’heures. J’étais malade durant tout le voyage et je suis arrivé à Papeete à 22h30 dans un état plutôt lamEntable,
A la descente de l’avion, sur le tarmac de cet aéroport très rustique de Faa’a, des musiciens, que je pouvais à peine entendre, jouaient du hukulélé. De belles Vahinés distribuaient à chaque passager, des fleurs de Tiaré, l’emblème local.
Ici j’ai dû attendre jusqu’au matin l’avion suivant.
J’y ai fait une première rencontre, un homme qui semblait bien seul dégustant quelques Hinano (la bière locale) afin d’oublier le chagrin dû au retour de sa fille en métropole…
C'est un « Popa » comme moi, un blanc, ou plutôt quelqu’un qui a la peau qui rougit au soleil, comme disent les Tahitiens. Il vit à Tahiti depuis déjà 4 ans , et semble bien désabusé, de par son métier d’avocat.
Celui-ci me prévient de la difficulté d’intégration en Polynésie, d’histoires de blancs assassinés par des bronzés ivres, de culture locale plutôt « primaire » de pauvreté…
Ça ne me fait pas peur, pour une fois, je passe de l’autre côté, et tant pis si je suis victime de racisme! Je vais à Bora ! ou plutôt BORA en roulant les R.
A 5h45, mon avion décolle pour 45 minutes de « voyage »… ce n’est plus très long ! la grippe me faisait trembloter dans l’avion alors qu’il devait faire 20 degrés…
Lever de soleil au dessus de ce climat tropical qui dès ma sortie de l’ATR70 me saisit, humide et chaud… en partant de Strasbourg il faisait peut-être 5 à 7 degrés alors qu’ici j’ai vite compris que je ne toucherais pas souvent aux 3 pulls et 3 pantalons dans ma valise…
C’est une destination à touristes ici, l’aérodrome, construit par l'armée américaine durant la guerre ressemble désormais à une agence de voyage constituée de plusieurs petites maisonnettes, au nombre impressionnant chacune au nom d’un hôtel.
Des « pilotes » c’est comme ça qu’on les appelle ici, attendent bien sagement que leurs clients arrivent…
Celui du St Régis m'a donc ramené vers l'hôtel situé sur le « motu » (le barrière de corail qui entoure l’île) à une dizaine de minutes en bateau.
Je me souviens que ce jour là fut complètement dingue j’étais enfin à Bora ! Le Mont Otemanu, haut de sept cent mètres, que j’avais beaucoup vu en photo se dressait là devant moi bien réel !
Le lagon d’un bleu turquoise que je n’avais encore jamais vu m’éblouissait .
Impressionnant !